AMI Low-Tech CVL 2026
Déployer des démarches low-tech en Centre Val-de-Loire
Les technologies dites « vertes » ne sont pas neutres en ressources. Les scénarios de neutralité carbone impliquent une hausse considérable des besoins en métaux stratégiques tels que le lithium, le nickel ou le cuivre, accentuant la pression sur des gisements déjà contraints. Les chaînes de valeur, toujours plus mondialisées et complexes, reposent sur un nombre restreint de pays pour certains composants clés, rendant les territoires dépendants et vulnérables aux ruptures d’approvisionnement. Cette complexité limite également la réparabilité, le recyclage et l’appropriation des technologies par leurs usagers.
Ainsi, alors même que les crises environnementales et sociales s’intensifient, le modèle dominant continue d’encourager la production et la consommation croissantes de biens et de services. Nous n’avons jamais autant produit, jamais autant jeté, jamais autant dépendu de chaînes d’approvisionnement globalisées. Dans ce contexte, la question centrale n’est plus seulement celle de l’innovation technologique, mais celle de la sobriété, de la relocalisation et de la redéfinition de nos besoins essentiels. C’est à cette échelle systémique que doivent désormais se penser les réponses à la transition écologique et sociale.
La démarche low-tech selon l'ADEME
L’ADEME, dans son étude « Démarches Low-Tech : état des lieux et perspectives », propose un travail de définition pour apporter un cadre sur ce qu’est la « low-tech » :
« Le qualificatif de low-tech s’applique à une démarche et non pas à son résultat. Ainsi, un objet n’est pas low-tech dans l’absolu, il est plus (ou moins) low-tech qu’une solution alternative répondant au besoin initial.
L’approche low-tech, parfois appelée innovation frugale, est une démarche innovante et inventive de conception et d’évolution de produits, de services, de procédés ou de systèmes qui vise à maximiser leur utilité sociale, et dont l’impact environnemental n’excède pas les limites locales et planétaires.
La démarche low-tech implique un questionnement du besoin visant à ne garder que l’essentiel, la réduction de la complexité technologique, l’entretien de ce qui existe plutôt que son remplacement. La démarche low-tech permet également au plus grand nombre d’accéder aux réponses qu’elle produit et d’en maîtriser leurs contenus ».
Pour plus de précisions concernant la définition, n'hésitez pas à consulter le cahier des charges ou la vidéo ci-dessous :